Micro>macro

Installation multimédia. Huit frottages de 4 'x 8', laminés et montés sur panneaux plastiques, avec une projection vidéo arrière sur le panneau central et ambiance sonore.

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Les artistes visuels ont souvent remarqué que le réalisme et l’abstraction en arts plastiques se résument à la distance et au recul que l’on prend lorsque l’on contemple une œuvre. Une œuvre réaliste examinée de très près révèle une composition abstraite sous-jacente. En effet, si l’on s’attarde aux détails d’un tableau, ou encore, si on s’interroge sur la technique d’exécution, on constate rapidement que l’illusion est une représentation abstraite que le spectateur reconstruit mentalement pour lui redonner forme.

Le projet Micro>macro se penche sur ce paradoxe en art : montrer ce que l’on ne voit pas.

La réalisation du projet Micro>macro a commencé véritablement un lundi du mois de septembre 2006, lorsque les plasticiens Paul Walty, Denis Leclerc et Joseph Muscat se sont rencontrés au Labo de la Distillerie. Cette première session de travail a débuté par une exploration de l’espace historique de la Distillerie et par la cueillette d’échantillons visuels par la technique traditionnelle du frottage et des captures photographiques numériques. Cette approche conceptuelle deviendra la pierre angulaire du projet Micro>macro.

Ces sessions de travail extérieures ont permis de créer neuf frottages monumentaux, et plus de cinq heures de captures vidéo.

Padejo a engagé le cinéaste Alex Loukos pour la réalisation de la partie vidéo de l’installation et le musicien Alan Bloor pour la création de l’environnement sonore. Le film de 16 minutes comprend cinq épisodes de deux minutes entrecoupées de courtes pauses. La trame sonore est composée de passages sonores produits par le frottage d’objets métalliques.

L’espace de l’installation n’a pas été facile à configurer. Comment créer un espace clos dans une aire ouverte où l’on demande au spectateur d’apprécier à la fois des œuvres qui demandent un éclairage et d’écouter une projection vidéo qui nécessite l’obscurité ? Pour suspendre les grands panneaux, Padejo a utilisé un système de poteaux télescopiques installés suivant un tracé en spirale, fermant l’espace au deux extrémités. Un panneau blanc installé au centre servait d’écran pour une rétroprojection.

 

Voir la partie vidéo de l’installation multi média.
Partie 1.
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